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Approche Analytique du marketing ANALYSE EXTERNE

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Approche Analytique ANALYSE EXTERNE 

Approche Analytique du marketing

1 .1. ANALYSE EXTERNE

  • 1.1.1 Le macroenvironnement

1.1.1.1.    Définitions

L’environnement peut être présenté comme étant « l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d’agir sur les organismes vivants et les activités humaines ».
Le macro-environnement est défini comme étant l’environnement général de l’entreprise qui l’influencera et auquel celle-ci devra s’adapter. L’environnement est en perpétuel mutation : nouvelles idées, nouveaux produits, nouveaux modes de communication… autant d’opportunités pour les entreprises qui savent les anticiper ou s’y adapter, autant de menaces pour les autres.

1.1.1.2.  Les différentes composantes du macro-environnement

Les quatre principales composantes du macro-environnement sont les suivantes :
 
LES COMPOSANTES DU MACRO- ENVIRONNEMENT
– Environnement démographique, économique et social : L’environnement démographique comporte des indications fondamentales pour l’estimation du marché. Le responsable marketing s’intéresse aux différentes caractéristiques de la population, taille, distribution géographique, densité, mobilité, répartition par âge ou par sexe, taux de natalité, de nuptialité, de décès…
L’analyse de l’environnement économique fournit des informations quant au revenu, au pouvoir d’achat des consommateurs, à la structure et à l’évolution de la consommation…
L’analyse de l’environnement social fournit des indications sur la composition socioculturelle ou socio parentale des familles, les affiliations religieuses, ethniques…

– Environnement technologique :

L’entreprise doit identifier les innovations technologiques concernant les produits, les processus de production, de commercialisation, de distribution, de conservation… qui, dans son métier, sont susceptibles de constituer des sources de développement (innovations produits, amélioration de la qualité, réduction des coûts…) ou au contraire des menaces (produits obsolètes…).

– L’environnement socioculturel

Le responsable marketing doit identifier les tendances culturelles dominantes dans la société à laquelle appartient ses consommateurs potentiels. Actuellement en Europe, les thèmes majeurs de la consommation de « rassurance » sont : la santé, l’écologie, le terroir, l’ethnisme, la famille, la culture, l’éducation, l’anti-mode, l’humanitaire. (Centre de Recherches et de Documentation sur la Consommation (CREDOC) l

– L’environnement institutionnel et juridique

L’environnement politico légal affecte les décisions commerciales. Il s’agit d’identifier les textes législatifs, réglementaires ou administratifs, les normes sanitaires, de sécurité, anti-pollution… qui sont susceptibles de constituer une contrainte ou au contraire une opportunité pour l’entreprise.

  • Pour un diagnostic pertinent, il est indispensable d’identifier les éléments du macro-environnement qui constituent, ou constitueront dans l’avenir, des opportunités ou au contraire des menaces pour l’entreprise (processus de production, de commercialisation, ses ressources humaines…), pour ses produits ou ses marchés.

1.1.2.       Le marché

1.1.2.1.  Définition

Le marché est constitué par l’ensemble des clients capables et désireux de procéder à un échange leur permettant de satisfaire un besoin.

1.1.2.2.  Les différents types de marchés

Les différents types de marchés sont les suivants :
 

  • le marché principal concerne l’ensemble des produits semblables et directement concurrents
  • le marché générique concerne tous les produits liés au genre du besoin satisfait par le produit principal.
  • le marché support concerne l’ensemble des produits dont la présence est nécessaire à la consommation du produit étudié
  • le marché des produits substituts concerne l’ensemble des produits de nature différente du produit principal mais qui satisfont les mêmes besoins et les mêmes motivations, dans les mêmes circonstances
  • le marché complémentaire concerne l’ensemble des produits auxquels recourt le marché principal
  • La part de marché concerne la part des ventes de chacun des concurrents sur le marché donné. Elle se calcule de la manière suivante : PDM = CA de l’entreprise (ou d’une marque) sur un marché / CA de l’ensemble des entreprises (marques) sur ce marché principal.

1.1.2.3.       Structure du marché

Structurer un marché consiste à définir chacun des types de marchés concernés. Exemple (sujet d’examen juin 2002) :

  • marché générique : marché de la forme
  • marché complémentaire : marché des activités physiques et sportives
  • marché substituts : marché des produits biologiques
  • marché principal : marché de la diététique hors bio (330.2 M d’E en 2000) Le marché principal peut se découper (se segmenter) en sous-marchés :
    • Diététique quotidienne (biscuits, goûters…) 45 % : 6 M d’E
    • Minceur (substituts de repas, prod. Hyperprotéinés…) : 6 M d’E
    • Sport (barres, boissons énergétiques…) 5 % : 21.5 M d’E
    • Diététique fonctionnelle (diabète, cholestérol…) 25 % : 82.5 M d’E Chacun des sous-marchés du marché principal peut lui-même se segmenter :

– Le sous-marché de la diététique minceur se segmente       :

· Produits secs (65 %) : 50 M d’E
· Produits frais (35 %) : 27.6 M d’E

Ce découpage permet à l’entreprise :

  • d’identifier clairement le (ou les) sous-marchés, voire sous-sous marchés sur lesquels elle intervient
  • d’en estimer la taille (en valeur et en volume) et l’évolution d’une année sur

l’autre

  • d’évaluer sa position concurrentielle exprimée notamment en part de marché.

1.1.2.4.  Evaluation de la taille du marché d’une entreprise

  • NCA : ce sont les consommateurs qui n’achèteront pas le produit ou le service pour de raisons d’ordre physique, psychologique ou
  • NCR : ce sont des non consommateurs dans l’immédiat mais les motifs du

frein à l’achat ne sont pas rédhibitoires.

  • Le marché potentiel est estimé en tenant compte :
    • de la part des NCR transformable en acheteurs effectifs,
    • des consommateurs actuels qu’on peut espérer gagner sur les concurrents

Ainsi l’élargissement du marché par l’une ou l’autre voie constitue un moyen d’étendre la part de marché.
Le marché potentiel est assez difficile à estimer car on connaît souvent assez mal les raisons d’abstention des non consommateurs relatifs.
Dans la pratique on fixe des objectifs de marchés intermédiaires, c’est à dire des CA d’étapes avant d’atteindre le CA idéal.

1.1.3.     Le comportement de l’acheteur

« Le comportement du consommateur regroupe les activités mises en œuvre pour l’obtention, la consommation et la disposition de produits ou de services, incluant les processus de décision qui précèdent et suivent ces actions. » Engel, Blackwell et Miniard (1968)
FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX

  • Groupes  de référence
  • Facteurs socioculturels
  • Facteurs de situation

FACTEURS INDIVIDUELS

  • Motivations/freins
  • Perceptions
  • Croyances et attitudes
  • Personnalité
  • Style de vie
  • Ressources personnelles

PROCESSUS DE DECISION
MARKETING
1.1.3.1   Les facteurs d’influence du comportement du consommateur
1.1.3.1.1.  Les facteurs individuels

  • Les motivations/freins

Une motivation est une force consciente ou inconsciente, qui pousse le consommateur à agir, c’est un mobile.
Un frein est une force consciente ou inconsciente, qui empêche l’achat et l’utilisation d’un produit ou d’un service.
De nombreux psychologues ont proposé des théories de la motivation.
La théorie freudienne soutient que les besoins de l’être humain sont largement inconscients. Selon Freud, l’individu réprime de nombreux désirs lors de son développement et de son acceptation progressive de la vie en société. Ces désirs ne sont pas totalement éliminés ni parfaitement maîtrisés, et réapparaissent dans les rêves, les lapsus ou les obsessions. Le comportement individuel n’est par conséquent jamais simple.
Diverses techniques projectives parmi lesquelles l’association de mots, les phrases à compléter, l’interprétation d’images, les portraits chinois et le jeu de rôle sont utilisées pour sonder les motivations des individus.
La motivation selon Maslow
La théorie de Maslow est fondée sur les hypothèses suivantes :

  • Un individu éprouve de nombreux besoins qui n’ont pas tous la même importance et peuvent donc être hiérarchisés.
  • Il cherche d’abord à satisfaire le besoin qui lui semble le plus important
  • Un besoin cesse d’exister, au moins pendant quelques temps, lorsqu’il a été satisfait et l’individu cherche alors à satisfaire le besoin suivant le plus important.

BESOINS DE S’ACCOMPLIR
BESOINS D’ESTIME
BESOINS D’APPARTENANCE ET D’AFFECTION
BESOINS DE SECURITE
BESOINS PHYSIOLOGIQUES
¨      La perception
C’est un processus par lequel un individu choisit, organise et interprète des éléments d’information externe pour construire une image cohérente du monde qui l’entoure.
Trois mécanismes permettent d’expliquer pourquoi le même stimulus peut être interprété de multiples façons :
L’attention sélective
La distorsion sélective
La rétention sélective
¨      Les croyances
Une croyance correspond à un élément de connaissance descriptive qu’une personne entretient à l’égard d’un objet.
¨      Les attitudes
Une attitude résume les évaluations (positives ou négatives), les réactions émotionnelles et les prédispositions à agir vis à vis d’un objet ou d’une idée.
¨      La personnalité
La personnalité est un ensemble de caractéristiques psychologiques distinctives qui engendrent un mode de réponse stable et cohérent à l’environnement.
¨      Le style de vie
Le style de vie peut être défini comme un système de repérage d’un individu à partir de ses activités, ses centres d’intérêt et ses opinions.
¨      Ressources personnelles
La position économique d’un individu détermine si une personne est en mesure d’acheter. Cette position est fonction du revenu (niveau, régularité), de son patrimoine (y compris les liquidités), de son niveau ou de sa capacité d’endettement et de son attitude à l’égard de l’épargne et du crédit.
1.1.3.1.2.  Les facteurs environnementaux

  • Les groupes de référence

Les groupes de référence sont des groupes actuels ou imaginaires qui influencent l’évaluation, l’aspiration et le comportement d’un individu.
Parmi les différents groupes auxquels appartient un individu, il est possible de distinguer les groupes primaires (famille, voisins, amis, collègues de travail), des groupes secondaires (associations, clubs).
Les groupes de référence interviennent de trois manières :

  • ils proposent à l’individu des modèles de comportement et de mode de vie
  • ils influencent l’image qu’il se fait de lui-même
  • ils engendrent des pressions en faveur d’une certaine conformité de comportement.

¨      Les facteurs socioculturels

  • La culture

Dès le jour de sa naissance, l’homme apprend ses modes de comportement. Un individu assimile le système de valeurs caractéristique de sa culture, qui résulte des efforts passés de la société pour s’adapter à son environnement, et qui lui est transmis par différents groupes et institutions tels que la famille ou l’école.
·                  Les classes sociales
Ce sont des groupes relativement homogènes et permanents, ordonnés les uns par rapport aux autres, et dont les membres partagent un système de valeurs, un mode de vie, des intérêts et un comportement. La classe sociale peut être identifiée par la profession, le revenu, le patrimoine, l’habitat, le niveau d’instruction, les ascendants familiaux…
Dans « La société de consommation » Baudrillard montre combien les choix de consommation sont en fait le reflet des enjeux sociaux, un moyen de différenciation entre les classes sociales qui affirment leur identité et leurs différences.
¨  Les facteurs de situation
Les principaux facteurs de situation sont :

  • l’environnement physique : son, éclairage, décor, odeurs…
  • la destination de l’achat : achat pour soi-même ou pour offrir, pour la famille ou pour des invités…
  • l’état mental au moment de l’achat : fatigue, stress, faim, anxiété, excitation…
  • la perspective temporelle : temps disponible ou non, moment dans la journée, temps d’attente…
  • activité : travail, loisirs, vacances
  • présence ou absence d’une tierce

Les facteurs d’influence du comportement du consommateur, qu’ils soient individuels ou environnementaux, sont nombreux et complexes et agissent de plus de manière concomitante. Malgré la difficulté de la tâche, l’analyse marketing doit identifier la nature des principaux facteurs d’influence du comportement du consommateur et le degré de cette influence. C’est la pertinence de cette identification qui permettra la mise en place d’actions marketing efficaces, en faveur d’une décision d’achat.

1.1.3.2.      Le processus de décision

1.1.3.2.1.  Les étapes du processus de décision
Il s’agit d’identifier les différentes étapes que traverse un consommateur avant de prendre sa décision. Chaque étape suggère certaines interventions du marketing destinées à faciliter la progression du consommateur dans un sens favorable.
Reconnaissance du problème
Recherche d’informations
Evaluation des  alternatives
Décision d’achat
Sentiments post-achat

  • Le niveau d’implication du consommateur

Le comportement d’achat varie selon la nature du produit ou service acheté. Plus l’achat est cher et complexe, plus la délibération risque d’être longue et d’impliquer de nombreux intervenants. Assael a distingué quatre types de comportement d’achat lié au degré d’implication de l’acheteur et à l’étendue des différences entre les marques.
 

Niveau d’implication
élevé
Niveau d’implication
faible
Différences significatives
entre les marques
Achat complexe Achat de diversité
Peu de différences entre
les marques
Achat réduisant une
dissonance
Achat routinier
  • Un achat est complexe lorsque le consommateur est fortement impliqué et a pris conscience des différences entre les marques composant l’offre. Le consommateur consacre alors beaucoup de temps à s’informer sur les différentes caractéristiques du
  • Un achat réduisant une dissonance concerne les produits pour lesquels le consommateur impliqué perçoit peu de différences entre les marques. Une fois l’achat effectué, le consommateur peut percevoir un écart entre son expérience et ce qu’il entend autour de lui à propos de ce produit. Il cherche alors à justifier sa décision de sorte à réduire cette dissonance.
  • L’achat routinier concerne les produits pour lesquels le consommateur se sent peu impliqué et perçoit peu de différences entre les marques.
  • L’achat de diversité concerne les produits pour lesquels le consommateur est faiblement impliqué mais perçoit de nombreuses différences entre les marques.

Connaître le niveau d’implication du consommateur a l’égard du produit et de sa marque, permet de prévoir des actions marketing de communication plus efficientes.
1.1.3.2.3.  Les différents rôles dans le processus de décision
Il est possible d’identifier jusqu’à cinq rôles dans une situation d’achat :

  • L’initiateur : celui qui pour la première fois, suggère d’acheter le produit
  • L’influenceur : toute personne qui directement ou indirectement a un impact sur la décision
  • Le décideur : personne qui détermine l’une ou l’autre des différentes dimensions de l’achat (faut-il acheter ? où ? quand ? quoi ? comment ?)
  • L’utilisateur : celui qui consomme ou utilise le

De nombreuses études marketing ont été réalisées pour tenter de déterminer le rôle et l’influence relative des différents membres de l’unité dans la prise de décision. Ils sont souvent acteurs dans les opérations publicitaires pour renforcer ou parfois réduire leur rôle dans le processus de décision.
1.1.4.     La concurrence
1.1.4.1.  Définition
«  La concurrence concerne la rivalité entre les entreprises qui opèrent sur un marché et satisfont les mêmes besoins des consommateurs ». Afin de se maintenir ou de croître sur son secteur, l’entreprise doit comprendre la manière dont la concurrence s’exerce.
« Le Marketing – Fondements et pratique » P.L. Dubois et A.
Jolibert éd. Economica 1992 p. 230
1.1.4.2.  Les différentes situations concurrentielles
Différentes disciplines comme l’économie industrielle ont cherché à caractériser les situations concurrentielles. Elle a identifié plusieurs situations notamment à partir du nombre de fournisseurs ou d’acheteurs.
 

Acheteurs Fournisseurs
Un Quelques Nombreux
Un Monopole bilatéral Monopsone limité Monopsone
Quelques Monopole limité Oligopole bilatéral Oligopsone
Nombreux Monopole Oligopole concurrence

Source : « Le marketing, Fondements et pratique » PL Dubois,

  1. Jolibert éd. Economica

Y Identifier la situation concurrentielle du marché étudié donne un premier niveau d’indication sur le degré de concurrence d’un marché. A l’évidence, la concurrence sera plus vive sur un marché oligopolistique dans lequel les principaux concurrents disposent de ressources importantes et équivalentes entre eux, que sur un marché à tendance monopolistique.
1.1.4.3.  L’intensité concurrentielle sur un marché
L’attrait d’un marché particulier pour une entreprise qui désire s’y implanter, est directement fonction de la nature et de l’intensité de la concurrence qui y règne.
Michael Porter a identifié cinq forces qui, collectivement, influencent l’intensité de la concurrence sur un marché. Elles correspondent chacune à une menace particulière pour l’entreprise en place.
L’intensité concurrentielle sur un marché est liée à la menace des nouveaux entrants potentiels (les barrières à l’entrée sont-elles puissantes ?), à celles des produits de substitution ainsi qu’au pouvoir de négociation des clients et/ou des fournisseurs.
Y Mesurer l’intensité concurrentielle sur un marché, c’est donc s’interroger sur la nature et l’intensité de chacune de ces menaces.

1.1.4.3.  Identification de la concurrence

  • Identification du champ concurrentiel

Il s’agit d’identifier le (ou les) champ sur lequel s’exerce la concurrence :

  • Secteur d’activité : un secteur est constitué par l’ensemble des entreprises qui offrent des produits se substituant les uns aux
  • Segment : type de clients concernés.
  • Valeur ajoutée : niveau d’intégration des processus de production et de commercialisation
  • Géographique

1.1.4.3.2.  Identification du niveau de la concurrence
Concurrence Marque : marques différentes pour un même type de réponse
Les différents niveaux de concurrence
Concurrence produits : produits semblables pour un même type de réponse
Concurrence générique :
Autres réponses possibles pour un même
type de besoin
Identifier la concurrence, c’est donc d’abord s’interroger sur le champ et le niveau les plus pertinents sur lesquels s’exerce cette concurrence, pour le produit étudié. L’identification précise des concurrents en découle alors plus aisément.
1.1.4.4.  Les positions concurrentielles
Une fois les concurrents identifiés, il est nécessaire d’évaluer les positions concurrentielles, c’est-à-dire de comparer les performances des entreprises (ou des marques) concurrentes sur le marché étudié.
1.1.4.4.1.  Les critères quantitatifs d’évaluation des positions concurrentielles
De nombreux critères permettent d’évaluer l’efficacité marketing de l’entreprise par rapport à celle de ses concurrents et son évolution sur plusieurs périodes.

  • ventes en volume et en valeur (chiffre d’affaires)

Ventes en volume de la marque

  • part de marché en volume =
  • part de marché en valeur =

Ventes totales en volume toutes marques Ventes en valeur de la marque
Ventes totales en valeur toutes marques

  • taux de fidélité : % d’acheteurs de la marque à la période t continuant à consommer en t+1.
  • taux d’attraction : % d’acheteurs en t+1 ayant consommé une autre marque en t.
  • taux de notoriété : Fréquence avec laquelle chacun des concurrents est cité en réponse à une question du type : pouvez-vous me citer le nom d’une entreprise présente dans ce secteur ?
  • taux de préférence : Obtenue en réponse à une question du type :

quelle est l’entreprise auprès de laquelle vous préféreriez acheter ce produit ?
La comparaison des résultats obtenus par les firmes concurrentes, donne une approximation quantitative des positions concurrentielles. Lorsque l’évaluation quantitative est trop délicate à obtenir, cette évaluation peut se faire par exemple sous la forme d’une notation en + ou *
L’exemple d’analyse de la position concurrentielle présentée ci-dessous compare trois entreprises concurrentes (A,B,C), sur la base de cinq attributs (notoriété, qualité du produit, disponibilité du produit, assistance technique et compétence commerciale) et de trois résultats commerciaux (part de marché, notoriété et préférence).
 

Concurrent Notoriété Qualité du
produit
Disponibilité
du produit
Assistance
technique
Compétence
commerciale
A
B C
+++
++
+
+++
++

+++
++

++
+
++
+++
+

 

(en %) Part de marché Notoriété préférence
2000 2001 2002 2000 2001 2002 2000 2001 2002
A
B C
50
30
20
47
34
19
44
37
19
60
30
10
58
31
11
54
35
11
45
44
11
42
47
11
39
53
8

 
Que diriez-vous de la position concurrentielle de ces trois firmes ?
 
Y Cette présentation permet de faire apparaître les performances respectives des firmes concurrentes et donc les forces et faiblesses de chacune d’entre elles pour chacun des attributs.

1.1.4.4.2.  Examen des objectifs et stratégies concurrentielles

Cette analyse vise à décrire et à comparer les plans marketing des différentes firmes concurrentes de sorte à identifier les choix, les objectifs stratégiques et les actions marketing adoptés respectivement.

  • les objectifs généraux : Quels sont les objectifs à 3 ou 5 ans définis par l’entreprise pour son produit, en termes de valeur, de volume, de part de marché, voire de rentabilité.
  • les axes de la stratégie marketing :
    • segments ciblés,
    • positionnement,
    • autre dimension possible : stratégie d’innovation, de pénétration (prix), de distribution (intensive…), de communication (image…)
  • le mix
    • description du produit et de ses attributs (services associés, emballage, marque…) ;
    • prix : niveau, conditions de paiement… ;
    • distribution : choix des réseaux, circuits, canaux, implantations dans le magasin… ;
    • communication : publicité (message, média…), promotion, marketing direct…

Cet examen des objectifs et choix stratégiques ou opérationnels permet d’affiner qualitativement les positions concurrentielles. Il peut constituer une aide à l’anticipation des actions menées par les concurrents dans un avenir proche.

1.1.4.5.  La veille concurrentielle

Pour être efficace, l’analyse de la concurrence doit être permanente. Les firmes qui disposent de ressources suffisantes mettent en place une veille concurrentielle. Elle est destinée à permettre à l’entreprise de se défendre face aux actions probables de la concurrence. Elle peut avoir un objectif offensif qui consiste par exemple à identifier de nouvelles opportunités en fonction des évolutions du marché, des mouvements stratégiques possibles des concurrents et de leurs points vulnérables. Elle peut être utilisée pour prendre une décision marketing (prix, distribution…) en tenant compte des réactions probables de la concurrence.
Le schéma ci-dessous présente la structure d’un système de veille concurrentielle/
DIRIGER

  1. Besoins en informations
  2. Priorités
  3. Indicateurs à surveiller
  4. Système de collecte
  5. Sources
  6. Collecte de données

 
TRANSMISSION ET DISSEMINATION

  1. Qui reçoit quoi ? Quand ?
  2. Méthode
  3. Problèmes de déformation

TRAITEMENT ET ANALYSE

  1. Pertinence, fiabilité, validité
  2. Transformation des données en information

Source : D. Montgomery et CB Weinberg «Strategic Intelligence Systems »
1.1.5.     La distribution
1.1.5.1.  Définition et fonction de la distribution
La distribution « recouvre l’ensemble des opérations par lesquelles un bien sortant de l’appareil de production est mis à la disposition du consommateur ou de l’utilisateur ».
« article Distribution « P.L. Dubois
Encyclopaedia Universalis Paris Corpus 6
1.1.5.2.  Les formes de distribution
ASSOCIEE

  • Groupements d’achats
  • Chaînes volontaires
  • Franchises et

concessions
INDEPENDANTE

  • Grossistes
  • Détaillants

e-commerce
INTEGREE

  • Grands magasins
  • Magasins populaires et coopératifs
  • GMS et discounters
  • GSS
  • Magasins d’usine

le commerce indépendant est constitué de commerçants qui exercent seuls la fonction de gros ou de détail, sans recours à un groupement ou à une association quelconque. Le commerçant indépendant peut être sédentaire ou itinérant. En France, ce commerce représente encore 70 à 80 % des points de vente mais réalise environ 25 % du CA du commerce de détail (80 % en 1963). Il a beaucoup souffert de la concurrence des grandes Cependant, localisé en centre ville, il dispose de voies de réussite : spécialisation, services, horaires… et le commerce associé constitue très souvent pour les commerçants indépendants une condition de survie et parfois de développement.
Le commerce associé est le regroupement de commerçants qui exercent conjointement des activités de gros ou de détail tout en conservant leur indépendance juridique et financière. Le commerçant reste propriétaire de son commerce mais appartient à un réseau organisé qui lui apporte des avantages en échange d’une contribution et d’un respect des règles du réseau. Cette forme de commerce représente environ 30 % du CA du commerce de détail.
Groupements d’achats : regroupements de détaillants ou de discounters, pour obtenir de meilleures conditions d’achat auprès des fournisseurs. De nombreux groupements d’achats sont des coopératives.
Chaînes volontaires : association entre un groupe de détaillants et des grossistes pour organiser en commun l’achat, la gestion et la vente.
Franchise : un franchiseur (fabricant ou prestataire de services) concède à un franchisé (commerçant) le droit d’utiliser sa marque, son enseigne, son savoir-faire, en échange d’une redevance et de l’adhésion au concept du franchiseur.
Concession : contrat par lequel un commerçant ou un industriel (concédant) délivre à un nombre limité de commerçants (concessionnaires) le droit de vendre ses
Le commerce intégré est constitué d’entreprises qui cumulent les fonctions de gros (assurées par des centrales d’achat) et de détail (points de vente gérés par des salariés du groupe). Le commerce intégré développe une stratégie commerciale globale pour l’ensemble de ses points de vente et canaux de distribution et répond à une logique de développement
Les grands magasins offrent en centre ville, dans une vaste surface un large assortiment de produits à dominante non alimentaire. Ce type de magasins connaît actuellement des difficultés liées à l’importance de leurs charges de structure et à la concurrence des nouvelles formes de commerce.
Les magasins populaires offrent dans de multiples rayons un assortiment assez large mais peu profond de biens (y compris alimentaires) dans une gamme de prix assez basse avec un service réduit, le plus souvent en libre-service. Situés en centre ville, ils connaissent des difficultés depuis les années 60-70 pour des raisons identiques à celles des grands magasins.
GMS : ce sont les grandes et moyennes surfaces (supérettes, supermarchés et hypermarchés) qui proposent des produits à forte dominante alimentaire, à prix réduit et en libre-service intégral. Les plus grands points de ventes sont localisés en périphérie des villes.
Les hard-discounters proposent en libre-service sur une surface de vente réduite, un assortiment très court de produits essentiellement alimentaires à des pris très bas.
Les GSS sont des grandes surfaces spécialisées dans un domaine spécifique : bricolage, sport…
Les magasins d’usines : créés par les producteurs, ils ont pour fonction d’écouler les stocks de produits directement aux consommateurs à des prix dits « d ‘usine ».
Le e-commerce repose sur une boutique en ligne accessible via Internet permettant la commande, un système de paiement sécurisé en ligne et une infrastructure logistique puissante pouvant assurer les livraisons dans le monde entier. Le commerce électronique se développe aussi bien sur le marché B to B (entreprise à entreprise) que sur le marché B to C (entreprise à consommateur). C’est un puissant outil de segmentation, puisqu’il est possible, à travers le site web, de s’adresser personnellement à chaque Le commerce électronique va révolutionné l’achat à domicile (les vépécistes ont été les pionniers de la vente en ligne), bien qu’aujourd’hui la vente interentreprises représente près de 80 % du CA réalisé en ligne. Toutes les formes de commerce traditionnelles (indépendant, associé ou intégré) l’ont mis en place. Le e-commerce constitue pour l’instant, une voie complémentaire aux points de ventes et pour certains commerçants indépendants un moyen de survie.
1.1.5.3.  Les évolutions de la distribution
L’appareil de la distribution, longtemps dominé par les fabricants, a considérablement évolué ces trente dernières années, sous la pression des changements qui ont marqué la consommation. (Voir « Spécial 40 ans » LSA n° 1609 déc. 1998 et « 2000, l’année de la consolidation LSA n°1699 16 nov. 2000)
¨      L’apparition des GMS (GSA et GSS)
Les grandes surfaces alimentaires et d’équipement de la maison sont presque toutes nées pendant les trente glorieuses. Avec l’individualisation des modes de vie, la pratique du discount gagnera les chaînes d’équipement de la personne dans les années 80. Avant que les enseignes de produits culturels et de hard-discount ne prennent le relais.

  • 1958 : GOULET TURPIN ouvre EXPRESS MARCHE
  • 1960 : CARREFOUR
  • 1961 : AUCHAN
  • 1967 : STOC
  • 1969 : CASTORAMA
  • 1972 : CONTINENT
  • 1973 : INTERMARCHE
  • 1976 : DECATHLON…

¨      Evolution de la réglementation juridique

  • décret du 24 juin 1958 : promulgué par le général De Gaulle, ce texte interdit le refus de vente qu’opposaient les industriels aux distributeurs, la fixation de prix minimum de revente, les majorations discriminatoires de prix, les ententes entravant la libre concurrence… Ce décret a ouvert la voie à la grande distribution.
  • Décret du 16 septembre 1971 imposant un affichage obligatoire du prix des produits exposés à la vente
  • La loi Royer du 27 décembre 1973 est un texte général d’orientation du commerce et de l’artisanat. Réprimant par exemple la publicité trompeuse, elle est surtout connue comme le texte pilier en matière d’urbanisme Par le biais d’autorisations, elle influe sur la localisation des points de vente en fonction de leur superficie. Toujours en vigueur, elle a été modifiée par la loi Sapin en 1992 puis par la loi Raffarin en 1996 afin de geler les ouvertures de grandes surfaces.
  • La loi Galland du 1er juillet 1996, porte sur la loyauté et l’équilibre des relations commerciales. Cette loi modifie l’ordonnance Balladur de 1986 : le refus de vente n’est plus un délit civil, la prohibition de la revente à perte est étendue auxnpublicités l’annonçant, la pratique de prix abusivement bas est réprimée. Elle précise également les délais de paiement, les conditions de référencement et de déréférencement, etc.
  • La loi Gayssot (2000), complète la loi Raffarin par la création de SCT (schémas de cohérence territoriale) prévoyant d’assurer les grands équilibres entre le développement urbain, la préservation des espaces naturels et des paysages et la limitation de la circulation automobile. Elle vise notamment un urbanisme commercial harmonieux.

¨      Les axes stratégiques de la grande distribution

Sous la pression du discount, des hypermarchés, de la concurrence mondiale, des nouvelles législations freinant les créations , les distributeurs cherchent à consolider leur croissance et à optimiser leurs performances. (voir « la course à la taille critique » LSA n° 1609 du 3 décembre 1998 et « Les nouveaux défis de la grande distribution » L’art du marketing Les Echos 18 et 19 juin 1999).

  • Poursuite des concentrations pour accroître la taille critique, obtenir des conditions d’achat plus avantageuses et des prix de vente plus compétitifs.
    • OPA d’Auchan sur Docks de France en 1996
    • Prise de participation de Carrefour dans le capital de Cora,
    • Monoprix rachète Prisunic et s’affilie à Casino
    • Casino prend le contrôle de Franprix-Leader-Price
    • Promodès absorbe Catteau puis réalise une OPE avec Carrefour
    • Leclerc conclu une alliance avec Système U, à l’instar de la fusion des centrales d’achat de Casino et de Cora …
  • Internationalisation pour compenser la saturation du marché intérieur et trouver à l’étranger des relais de La globalisation fait de plus jouer des synergies (achats, marketing, savoir-faire, innovations) et permet d’améliorer les performances.(Voir « les distributeurs à la conquête de nouveaux marchés » Les Echos 23-24 oct. 1998)
  • Diversification de l’offre produits/services et meilleure définition de l’assortiment pour accroître le panier A côté de l’alimentaire l’offre se diversifie : micro- informatique, téléphonie, hi-fi, textile, électroménager, bijoux, parfumerie, parapharmacie, services financiers, voyages…
  • Maîtrise de l’information. Depuis quelques années la distribution bénéficie d’une information très abondante, banques de données, panels, méga-bases… Il s’agit dorénavant d’améliorer la maîtrise de ces informations au service du marketing pour constituer des images d’enseignes

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