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Chapitre introductif de comptabilité analytique

cours comptabilité analytique : Chapitre introductif de comptabilité analytique
Chapitre Introductif (Relation entre la comptabilité analytique et la comptabilité de gestion) :

  1. Présentation du cas

Créée en 2000, la Société anonyme « Meublux » connaît, ces dernières années, une expansion rapide de son activité. Face à cette nouvelle tendance, les responsables de la société se soucient de la rentabilité de leur activité.
La nature du marché :
« Meublux » se situe sur le marché des meubles pour hôtels. Elle travaille sur commande et elle offre une gamme non standardisée de produits.
La société « Meublux » possède deux clients importants (assurant plus de 60 % de son activité) : la Chaîne Abou Nawès et la Chaîne Regency. Elle agit, également, en tant que sous-traitant pour des petites entreprises de meubles vu la capacité remarquable de sa production. « Meublux » se trouve parfois, face à des commandes supplémentaires dont elle se souci de leurs rentabilités.
Le processus de production :
Le processus de production comporte trois ateliers :
Atelier I : Sciage du bois
Dix personnes sont chargées du découpage de bois selon les dimensions et formes exigées.
Atelier II : Assemblage de meubles
Vingt-cinq ouvriers sont répartis en 5 groupes. Chacun d’eux est responsable de l’assemblage d’un ou plusieurs types de produits (armoires, bureaux, lits,…).
Atelier III : Finition
C’est l’activité qui nécessite le plus grand nombre d’ouvriers. Sept équipes différentes sont chargées d’installer les accessoires pour les meubles, peintre le bois, faire de la gravure,…
L’implantation géographique :
La société « Meublux » est installée dans les banlieues nord de Casablanca. Les ateliers de sciage et d’assemblage sont installés à la Ain sebaa. Le siège, social ainsi que l’atelier finition se situent à la région de Nouasser.
Ainsi, les meubles assemblés doivent être transportés à la région de Nouasser avant d’être livrés. Les coûts de transport sont assez élevés.
Le système d’information :
A la fin de chaque trimestre un bilan et un compte de résultat sont établis mais toujours avec un retard d’un mois à peu près.
Il est à noter, également, qu’il n’existe pas une méthode rationnelle de tenue des stocks et que les charges sont reprises telles qu’elles existent dans la balance de fin de trimestre (sans distinguer les charges relatives à chaque mois).

  1. PROBLEME POSE :

Mr « Bahbouh », le gérant de la Société « Meublux » a chargé un conseillé en  gestion afin de lui donner son avis sur les points suivants :
1- L’atelier finition paraît très coûteux en terme de frais de transport, ne serait-il plus rentable de l’installer à la Ain sebaa ?
2- A quel niveau serait-il intéressant d’apprécier la rentabilité de l’entreprise ?
3- Quelles seront les informations nécessaires pour apprécier la rentabilité d’une commande ?

  1. SOLUTION PROPOSEE

1- Le système d’information disponible à savoir, le bilan et le compte de résultat ne permettent pas de répondre à la première question.
En effet, les charges et les produits sont classés par nature pour l’ensemble de la société. On ne peut pas donc, ni déterminer les charges relatives à l’atelier finition, ni évaluer son coût.
2- Le système d’information présent ne permet d’avoir que le résultat global et final (perte ou bénéfice).
Il serait plus intéressant d’apprécier la rentabilité en apportant des réponses rationnelles à des questions telles que :
– Combien coûte telle ou telle commande ?
– Quelle est la commande qui est la plus rentable ?
– Quel est le coût des différents ateliers ?
– Quel est le coût par produit et par stade de production ?
– Il faut développer un nouveau système d’information qui traite les informations en détail et pas globalement. C’est à dire raisonner sur des plans particuliers au lieu du plan général (produits, services, commandes, ateliers,…).
Il est à noter que la rentabilité peut se traduire par le chiffre d’affaires (cas des commandes…), par les coûts (cas des ateliers, des services,…) ou par le résultat.
3- Les charges de la comptabilité financière telles qu’elles figurent dans le compte de résultat ne permettent pas de telles analyses.
Ainsi, il faut procéder au classement des charges par produit, par atelier, par commande. C’est-à-dire par destination.
Par exemple, pour le calcul du coût d’une commande, il faut connaître :

  • le coût des matières premières consommées par commande :

Pour déterminer ce coût, le magasinier qui détient le stock des matières premières doit préciser sur les bons de sortie la référence des commandes consommées. Ces bons doivent, par la suite, être regroupés par commande.
De même, la valorisation des matières premières consommées doit être élaborée suivant une méthode rationnelle.

  • les heures de main-d’œuvre consacrées à la réalisation de la commande :

La comptabilité financière ne tient compte que de la totalité des heures de présence du personnel.
Ainsi, pour déterminer la masse de travail relative à chaque commande, l’ouvrier doit remplir un bon de travail sur lequel il indique au profit de quelle commande il exécute. Ces bons peuvent par la suite être regroupés par commande.
Ainsi, tous les éléments de réponse à ces questions peuvent être offerts par la comptabilité analytique, outil de gestion très pertinent.

  1. Conclusions :

Les informations fournies par la comptabilité financière telles que le bilan ou les comptes de résultat sont insuffisantes à une connaissance de l’activité de l’entreprise.
Cette insuffisance s’explique par le fait que :
– La comptabilité financière en respectant les dispositions juridiques et fiscales s’éloigne de la réalité économique.
Exemple : L’amortissement comptable peut être différent de la dépréciation réelle du bien.
Ajoutons que, la technique de la comptabilité financière est très rigide du fait qu’elle respecte des règles strictes et standards.
– La comptabilité financière traite l’entreprise en tant qu’une seule unité c’est-à-dire d’une manière globale, d’où les résultats sont globaux.
– La comptabilité financière est une comptabilité du passé, puisqu’elle ne traite que les opérations déjà conclues.
– La comptabilité financière néglige les données non monétaires telles que: les quantités de matières, le temps de travail…
Ainsi, pour remédier à ces limites et pour améliorer le processus de prise de décision, les responsables de l’entreprise ont recours à la comptabilité analytique de gestion.

  1. Complémentarité des deux systèmes

La comptabilité de gestion et la comptabilité financière constituent deux systèmes d’information complémentaires:

  • D’une part, la comptabilité de gestion permet l’évaluation de certains éléments de l’actif du bilan tels que les stocks de matières premières, de produits finis,…
  • d’autre part, pour aboutir à de telles évaluations, la comptabilité de gestion se sert des informations fournies par la comptabilité financières, à savoir les charges par nature.
  1. COMPTABILITE DE GESTION
  2. Définition

La comptabilité de gestion est un mode de traitement des données pouvant avoir, selon les entreprises, des objectifs multiples : connaître les coûts, avoir une évaluation plus fidèle de certains éléments, expliquer les résultats pour faire le choix, produire de l’information nécessaire au contrôle de gestion.

  1. Objectifs
  • Connaissance des conditions d’exploitation de l’entreprise :

Au-delà du système d’information qu’offre la comptabilité financière aux tiers (les banques, l’administration fiscale, fournisseurs…) sur la situation patrimoniale et financière de l’entreprise, la comptabilité analytique produit un complément d’informations qui porte essentiellement sur les conditions d’exploitation internes de l’entreprise. Ces informations vont servir à répondre à des questions d’ordre interne tel que : la fixation du prix de vente, la rentabilité de certaines activités de l’entreprise, la part de chaque produit ou activité dans le résultat général, …

  • Evaluation de certains éléments du patrimoine :

Deux principaux problèmes ont été traités par la comptabilité de gestion :
Stocks : Tout élément acheté par l’entreprise (matière première, fourniture, …) en vue d’être utilisé, entre dans le patrimoine de l’entreprise sur la base du coût d’achat (prix d’achat + tous les frais d’achat et d’approvisionnement).
Les stocks des produits fabriqués par l’entreprise sont évalués à leur coût de production (toutes les charges de production).
Biens produits par l’entreprise pour elle-même : Ces éléments sont évalués au coût de production comme les produits fabriqués et destinés à être vendus.
Exemple : immobilisations créées par l’entreprise pour elle-même.

  • Justification des résultats obtenus :

La comptabilité financière produit des informations d’ordre général et global, par contre, la comptabilité analytique est une comptabilité de détail qui vise à examiner la composition et la justification des résultats obtenus.
Cette analyse détaillée du coût, du prix de vente, du résultat,… permet aux gestionnaires d’évaluer la rentabilité et la compétitivité interne de la société, de déterminer les sources des problèmes posés, … .
D’une manière générale, assurer une meilleure gestion de l’entreprise.
Les détails que fournie la comptabilité de gestion, jouent le rôle d’une justification des résultats obtenus et permettent d’améliorer le processus de contrôle de gestion. Utilisé, entre dans le patrimoine de l’entreprise sur la base du coût d’achat (prix d’achat + tous les frais d’achat et d’approvisionnement).
Les stocks des produits fabriqués par l’entreprise sont évalués à leur coût de production (toutes les charges de production).
Biens produits par l’entreprise pour elle-même : Ces éléments sont évalués au coût de production comme les produits fabriqués et destinés à être vendus.
Exemple : immobilisations créées par l’entreprise pour elle-même.

  • Justification des résultats obtenus :

La comptabilité financière produit des informations d’ordre général et global, par contre, la comptabilité analytique est une comptabilité de détail qui vise à examiner la composition et la justification des résultats obtenus.
Cette analyse détaillée du coût, du prix de vente, du résultat,… permet aux gestionnaires d’évaluer la rentabilité et la compétitivité interne de la société, de déterminer les sources des problèmes posés, … .
D’une manière générale, assurer une meilleure gestion de l’entreprise.
Les détails que fournie la comptabilité de gestion, jouent le rôle d’une justification des résultats obtenus et permettent d’améliorer le processus de contrôle de gestion.
III – TYPOLOGIE DE BASE
Prix : C’est la valeur monétaire d’une transaction ou d’un échange entre l’entreprise et un agent externe. Le cycle d’exploitation permet de rencontrer cette notion deux fois :
– lors de l’acquisition de biens et services : prix d’achat.
– lors de la vente des biens et services : prix de vente.
Charge : C’est la dépense ou la partie d’une dépense provoquée par l’activité. La charge correspond à un appauvrissement de la situation de l’entreprise.
Frais : C’est un groupement ou une addition de charges dans l’optique de la recherche d’un coût de produit ou d’activité.
Coût : C’est un groupement de charges en vue d’un objet.
Exemple : Coût d’achat, coût de revient, coût de production,…
Coût de revient : C’est l’ensemble des charges qui correspond aux différents stades d’élaboration du produit ou du service jusqu’à sa disponibilité aux utilisateurs.
Marge : C’est la différence entre le prix de vente et un coût. Une marge est qualifiée au coût auquel elle correspond.
Exemple : Marge sur coût d’achat = Prix de vente – Coût d’achat
Marge sur coût variable = Prix de vente – Coût variable.
Résultat : C’est la différence entre le prix de vente et le coût de revient.
 

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