Nouveau Cours
Accueil » Cours Economie » La banque

La banque

Cours Economie monétaire => La banque
Télécharger cours économie monétaire pdf

Economie monétaire

Chapitre 5 : la banque

En regardant la banque on va se concentrer avant tout sur la finance indirecte mais on va voir qu’on va trouver très fréquemment retrouver l’incidence des marchés de capitaux.
La banque a complètement changé de nature en une vingtaine d’années. La banque a été jusqu’au milieu des années 80 « une administration » : le bon comportement du banquier consistait pour l’essentiel à faire preuve de rigueur, d’honnêteté, de beaucoup de discipline extrêmement réglementée et d’inspirer avant tout la confiance des opérateurs, des clients et des autorités. Nous avons évolué vers la banque entreprise, c’est-à-dire vers la firme bancaire,une firme qui va avoir des impératifs en terme de stratégie, de rentabilité, de compétitivité (savoir concurrencer véritablement les autres établissements). La firme bancaire a dû considérablement faire évoluer son activité et ses pratiques.

1)     analyse de l’activité des banques

Il y a plusieurs façons de voir l’activité de la banque. Pour simplifier les choses, quand on s’intéresse à un agent financier on peut d’abord regarder ses comptes, son bilan. La deuxième façon est de dire quel est le rôle économique que joue cet agent ? La troisième façon est de regarder   quelle est l’activité de l’agent.

  1. les fonctions de la banque à travers son bilan
    a- les principaux postes du bilan d’une banque (graphe)

La banque exerce des activités, elle a donc besoin de ressources qu’elle va générer.
Du coté des ressources (passif) : 2 types de ressources => les ressources propres et ressources empruntées (financement interne et financement externe).
– La première ressource c’est les fonds propres : les fonds propres d’une entreprise sont composés des actions émises par la banque et lorsqu’on incorpore les bénéfices dans les ressources on trouve aussi les réserves (bénéfices que l’on va incorporer au capital propre de l’entreprise, en l’occurrence de la banque). Mais il existe pour la banque de façon assez intensive, l’utilisation de titres qui ne sont pas à proprement parler des actions. Ils sont à classer dans ce que l’on a appelé les titres hybrides.
En l’occurrence pour la banque on les appelles les TDS, titre de dette subordonnée. Ces titres se situent entre les actions et les obligations. FP = actions + réserves
TDS
Pour la banque, elle a donc la possibilité d’insérer de tenir compte de ces TDS dans ses fonds propres. C’est-ce qu’on va appeler les quasi-fond propr quasi- FP). Ces TDS vont renforcer considérablement la solidité financière de l’établissement (renforcer ses ratios de solvabilité).
La taille des fonds propres reste modeesste(, en général les fonds propres représenten à 4 % de lt’leansemble du passif de la banque (c‘est tout de même très important sur le plan stratégique).on de mande à la banque de respecter un minimum de montant de fonds propres par rapport aux risques qu’elle prend. Ce mtin3imum, ratio de solvabilité (RSE ou ratio Cooke) dit que les fonds propres de la banque doivent représenter   au moins 8% du total des risques encourus par la banque.
FP  ——————          > ou = à 8% Total des risques
Un établissement bancaire qui ferait des financements nouveaux, risqués il doit se débrouiller à augmenter ses fonds propres. Si une banque prend des financements risqués elle est obligée d’émettre des actions, d’émettre des TDS, d’engranger des titres. En face de ce problème, aujourd’hui il y a une augmentation des risques dans les banques, cela va se traduire par une augmentation de capital des banques.
Ces ratios de fonds propres sont en train de changer, on évolue vers une réglementation plus complète et plus lourde des fonds propres des banques. C’est-ce qu’on appelle ratio Mc Donough et l’ensemble des contrainte de l’accord de Bâle 2.

  • Dépôt de clientèle : cela doit représenter à peu près 30-35%. Contrairement à l’idée reçue les dépôts dans les banques ne sont pas la seule ressou Il s’agit des dépôts à vue mais il s’agit aussi des autres formes de dépôts : dépôt à vue, dépôt à terme, les contrats d’épargne, les livrets A, les LDD(livret développement durable). Les banques ont tendance à multiplier les formes de dépôt auprès de leur clientèle.
  • Les titres émis par la banque : la banque comme n’importe quel agent peut aller chercher des ressources sur les marchés de capitaux. Elle va puiser dans les ressources de long et court term Dans les sources des titres de long terme on va trouver  les obligations mais également des titres de court terme que peuvent émettre les banques, les CDN (certificat de dépôt négociable). Cela représente environ 40 % pour l‘ensemble des banques. Les banques s’alimentent assez largement par les marchés. Quand les marchés de capitaux ont commencé à battre de l’aile, les banques ont été à cours de ressources. L‘une de leurs sources s‘est effondrée. La banque est très friande de titres de court terme (25 à 30 % des titres).
  • les emprunts interbancaires (emprunts que se font les banques entre elles) de l’ordre de 25%. C’est essentiellement des ressources de court voire de très court terme. On peut imaginer en regardant la crise que lorsque le marché interbancaire a des problèmes de fonctionnement, c’est l’ensemble des banques qui a des problèm

A l’actif :

  • on retrouve de façon à peu près équivalente les prêts interbancaires (environ 25%). Après ça on a une décomposition assez sim
  • immobilisation (immobilisation corporelle, incorporelle des bâtiments, matériel informatique …): les immobilisation représentent un montant très faible (ne doit pas dépasser 2% pour l’ensemble des banques françaises).
  • créances à la clientèle (financement accordé à la clientèle) : ces créances représentent tous les crédits ordinaires que peut faire la banque aux agents non financiers. 40-45%.
  • portefeuille titre : ce sont les titres qui sont détenus par la banque pour son compte propre, titres qui lui ont permis de financer tel ou tel ach Ex : financement d’une entreprise, la banque va acheter les obligations de cette entreprise. Financement de la trésorerie de l’entreprise, la banque va acheter un billet de trésorerie, financement du trésor public la banque va acheter et détenir des bons du trésor. La banque peut aussi détenir si elle le souhaite des bons du trésor américains, des certificats américains …

Un bilan retrace la situation patrimoniale d’un agent, l’ensemble de ce qu’il possède, ses avoirs à l’actifs et ses dettes (ses sources de financement) au passif. C’est l’état de sa richesse.
Se pose un problème pour les banques : que fait on des engagements qui peuvent ne pas donner lieu à des avoirs à proprement parler, qui peuvent donner lieu à un versement mais qui n’est pas certain. Cela rappelle l’option.
Le deuxième problème est que si on est relation avec une entreprise qui veut qu’on lui ouvre une ligne de crédit (qu’on lui autorise à pouvoir faire des crédits dès qu’elle en a besoin). Le banquier lui donne son accord (engagement ferme de la banque). Est-ce que cet engagement va être effectivement utilisé ? On ne le sait pas.
Qu’il s’agisse d’option, de ligne de crédit ou de découvert on appelle ça pour la banque les engagements de signature (c‘est un avoir ou une dette hypothétique). On ne peut donc pas les mettre dans le bilan.
On a donc créé ce qu’on appelle le hors bilan. On y enregistre l’ensemble des engagements de signature donnés par la banque ou encore reçus par la banque.

  • Les engagements de financement, la ligne de crédit …
  • les engagements de garanties (donnés et reçus) comme les cautions.
  • les engagements sur les instruments financiers (option/ marché à terme).

La masse de ce hors bilan représente en moyenne pour les établissements financiers, 4 à 5 fois le bilan.

  1. les 4 fonctions de la banque

Que fait la banque ?
Il y a des économistes qui ne voient la banque que dans une sorte d’image très abstraite de l’économie. Ils parlent de hasard moral. Ce sont des concepts relativement abstraits mais qui ne sont pas assez réalistes.

  • fonction intérêt public : les banques se doivent un comportement civique exemp C’est la gestion des moyens de paiement. C’est la fonction la plus classique mais la plus fondamentale. C’est fonction recouvre des réalités assez différentes :
    • la tenue, la gestion et la surveillance (la banque doit se préoccuper de l’origine des fonds) des comptes
    • la gestion de la monnaie de support scripturale (cheque, carte bleue, virement …) et la gestion des espèces (pièces et billets) Toutes ces fonctions de gestion des moyens de paiement représente plus de la moitié des effectifs de a banque et plus de 40 % des charges d’exploitation de la banqu
  • fonction de la collecte de fond et le financement : même si la banque crée de la monnaie en permanence elle doit s’assurer de collecter des ressources suffisamment importantes, la collecte se trouve au passif de la banqu Aujourd’hui la banque collecte des ressources de façon très diversifiées : de façon classique avec de nouveaux épargnants, des clients … mais aussi en émettant des titres. Les financements c’est l’octroi de crédits (création ex nihilo) et le financement par les titres (monétisation des titres). Ces financements sont autant des financement de long terme que des financements de court terme. La banque doit être susceptible de financer aussi bien les besoins de trésorerie que des besoins de moyen terme comme le cycle de production ou que des besoin de long terme. Mais …il exerce une activité de transformation : problème de transformation des échéances => la banque va du coté de ses ressources essentiellement collecter des ressources qui sont plutôt de court terme. C’est un fait, les agents non financiers souhaitent maintenir un degré de liquidité assez important dans leurs avoirs auprès des banques (des avoirs qui sont donc plutôt de court terme). Au contraire du coté des emplois de la banque, l’économie demande à la banque des financements de long terme. La transformation c’est financer du long terme avec des ressources de court terme. Le système bancaire, prend en quelque sorte, ce risque particulier de la transformation, le risque de s’engager sur du long  terme alors qu’elle n’a essentiellement que des ressources de court terme. C’est le risque d’illiquidité : les gens qui nt déposé à court terme, se sont précipiter pour exiger les fonds à court et la banque se retrouve coincée car elle a pris des engagements de long terme. La banque s’appuie pour faire ce travaille de transformation, sur une certaine stabilité des dépôts du coté de son passif. Aussi longtemps que les   clients ne viennent pas réclamer leurs dépôts la banque couvre ses besoins de long terme. Elle se trouve en situation de non paiement. Aujourd’hui dans l’économie française, le coefficient de transformation (échéance moyenne de l’actif sur l’échéance moyenne des ressources) est situé entre 3 et 3,5, c’est-à-dire quand la banque collecte des fonds qui sont de un an …
  • fonction d’évaluation, la mutualisation des risques et offre de garanties : tout tourne autour de l’idée de risqu L’une des fonctions de la banque plus que de n’importe quel autre agent financier c’est de prendre des risques et les assumer.

Cette fonction de la banque se voit moins clairement et pourtant elle apparaît très vite. L’évaluation des risques apparaît pratiquement à  tous les niveaux. Quelle est l’activité préalable à un financement ? C’est de regarder qu’elle est la capacité de remboursement de l’agent auquel on va prêter, qu‘il s‘agisse d‘un particulier, d‘une entreprise, d‘un état, voire d‘une autre banque. La banque doit donc évaluer le risque de défaillance, de non paiement de l’emprunteur à tous les niveaux. La banque légalement ne doit pas prêter si elle considère que  l’opération ne peut pas arriver à bonne fin, si elle considère que l’agent n’a pas la capacité de remboursement. C’est une règle écrite dans   le code monétaire et financier, mais qui est beaucoup trop implicite dans d’autres pays (cas des subprimes). Il faut que la banque évalue le risque de retrait du coté des ressources, de remboursement qui peut lui être demandé du coté du passif. Son boulot est de gérer les risques.  Il y a plusieurs outils de gestion des risques dont les garanties. La banque lorsque le risque se présente peut demander des garanties :  caution et l’hypothèque sur un bien immobilier. Ce qu’on oublie plus souvent, la banque non seulement reçoit des garanties mais el donne aussi des garanties. Elle se porte garante pour un certain nombre de ses clients qui ont à faire des règlements, qui ont des dettes sur des  tiers. Ex : l’entreprise américaine va demander la caution d’une banque française pour un importateur française. L’opération d’importation ne pourra se faire que si la garantie de la banque existe. Les garanties données par la banque sont aussi une activité économique très importante. Le principe de la mutuelle : la banque pour pouvoir gérer globalement ses risques, va devoir compenser des opérations défaillante par des opérations qui arrivent à bonne fin, réussies. Ex : on couvre la maladie des uns par la bonne santé des autres => mutualisation. La banque va devoir diversifier ses financements et doit avoir un volume de financement important, d’où l’intérêt d’avoir de très grosses banques.

  • fonction de courtage : évoque le problème de finance direct et ind C’est le fait pour une banque de participer aux opérations de marchés de capitaux pour le compte de ses clients. La banque va agir comme conseiller, va avoir une activité de négociation (elle va rechercher une contrepartie) et une activité de règlement de compensation. La banque va exécuter l’ordre d’achat ou de vente. La banque est un intermédiaire de marché dans la finance directe. La banque va se rémunérer par des commissions. C’est une terme général qui veut dire qu’elle va facturer des frais de transaction, des commissions de négociations, des frais de conseil. Ces commissions ont aujourd’hui un poids très important dans leur profit.
  1. les différents types de banques

Au milieu de toutes ces activités les banques ont tendance à se spécialiser. On distingue en général trois types de banques fondamentales :

  • la banque de dépôt : cela consiste à collecter un maximum de dépôt, gérer leurs moyens de paiement, d’accorder des crédits de façon ordinaire … ces banques étaient bien distinctes des autres banques jusqu’au milieu des années 80 => BNP (banque nationale de Paris), société général et ancien crédit lyonnais
  • la banque de marché : on la voit moins mais elle est spécialisée dans l’achat et la vente de titres. Elle va vivre essentiellement sur le courtag
  • la banque de financement ou banque d’affaire : elle va être spécialisée dans tous les financements autres que des crédits tout à fait élémen Ces banques vont s’occuper des gros financements. Elles vont en particulier s’occuper de l’activité d’ingénierie financière ( = construire un financement complexe adapté aux besoins et aux contraintes d‘une …). Cela peut être des financements de trésorerie. Pendant longtemps ces trois types de banques ont été bien distincts. Depuis le début des années 80 toutes les barrières entre ces trois types de banques ont été supprimées. On a vu apparaître une banque la banque universel. La banque « à tout faire ». C’est la banque qui soit en même temps banque de dépôt, d’affaire et de marché (ex : BNP Paribas …). SGAM (société générale asset management) est la division de la gestion des actifs (division des affaires) qui propose ce produit.

On a effectivement des banques universelles. BNP, banque de dépôt a racheté Paribas, banque d’affaire. La distinction en terme ….. Les banques de dépôt restent solides aujourd’hui tandis que les reste est en train de changer. un établissement propose l’ensemble des activités.
Si on va voir son conseiller clientèle, Au sein de ces banques universelles les différents types de métiers sont toujours distingués.

  1. activité et rentabilité de la banque

La banque accorde des financements, fait des crédits. Mais pour faire ses crédits elle a besoin de se refinancer auprès de la
banque centrale. La banque fait aussi du courtage. Elle va prendre des commissions pour des services qu’elle rend  travers des opérations de marché. Dans le compte de résultat d’une entreprise on essaie de retracer d’un coté les charges de fonctionnement et de l’autre coté les produits. Ce qui nous permet de regarder les flux qui rentrent et qui sortent de la banque. Si on regarde la banque, les recettes qui sont générées par les activités traditionnelles de financement (octroi de crédit) ces recettes sont globalement en diminution. Au contraire, les recettes provenant des commissions (de tous les services rendus par la banque, en particulier le courtage) sont en forte augmentation. La banque a fondamentalement deux sources de profit :

  • la marge d’intérêt : elle se définit comme la différence entre les intérêts perçus par la banque (actif) et les intérêts versés par la banque (passif) (ip-iv)
  • la commissions qui viennent de la facturation des services rendus à la clientèle.

 

  1. présentation du compte de résultat

Si on simplifie les choses : les produits (ce qui va occasionner des recettes pour la banque) sont les intérêts. On va calculer la
marge d’intérêt qui peut s’écrire comme les intérêts reçus par la banque – les intérêts versés (ir-iv).
La deuxième source de produit est la commission. On va intégrer les commission nettes qui sont reçus – celles qui sont versées.
La troisième source est l’activité de marché. Les produits de marché vont engendrer des gains ou des pertes. C’est le terme général pour dire : on réalise notamment des plus-values(gains), des gains sur opérations (marché dérivé).
La marge d’intérêt a été la recette principale des banques jusqu’à la fin des années 90 pour les banques françaises. Cette marge consiste à essayer de collecter des ressources relativement bon marché et les traiter à des taux plus élevés (activité traditionnelle de la banque). Petit à petit avec les effets de la désintermédiation, de la progression des marchés de capitaux, la banque s’est tournée vers les deux autres sources
: d’abord les commissions qui consistent à faire payer la clientèle pour des services de plus en plus diversifiés et là la banque a fait preuve de beaucoup d’imagination (activité annexes comme agence de voyage, gamme très large de services proposés qu‘elle va faire payer). Les commissions dans le total du PNB (produit net bancaire) représentent à peu 40-50 % selon les banques. Les banques se sont aussi tournées
vers des activités de marché. Elles ont pratiqué des opérations de marché pour leur propre compte. En pratiquant des opérations de
marchés (achat et vente de titres principalement), la banque contribue très largement à financer l’économie. Mais, ces opérations par définition sont des opérations risquées. Sur ces opérations de marché, il est fréquent que les banques enregistrent des pertes nettes. En face des produits on met les charges :

  • les charges générales d’exploitation : c’est essentiellement des frais de personnel et divers frais administratifs.
  • les dotations aux amortissements
  • le métier d’une banque c’est de prendre des risqu Quand on gère des risques cela occasionne des charges. La charge principale occasionnée est la provision (pour risques).

… il y a eu la crise internationale de la dette. Les banques se sont aperçues qu’elles ne seraient probablement jamais remboursées. Elles ont donc placé des provisions. Ces provisions sont très surveillées car elles vont être prises sur le bénéfice potentiel de banque. L’Etat et les actionnaires sont lésés.

  • toutes les charges fiscales, impôts …

…C’est le principe des soldes intermédiaires de gestion : ce sont des soldes un peu plus spécifiques de la banque. On va voir que ces soldes signifient quelque chose.

  1. les soldes intermédiaires de gestion (SIG)

Ces soldes sont des grandeurs totalement banalisées.
Le premier solde est le PNB (produit net bancaire). Il va retracer l’ensemble des charges d’exploitation et l’ensemble des produits d’exploitation. Produits – charges. Il représente une sorte de profit brut par rapport à l’exploitation courante. Dans ce produit net bancaire on ne tient pas compte du personnel.
Le deuxième solde est le résultat brut d’exploitation (RBE). Il doit tenir compte de toutes les charges générales d’exploitation (essentiellement les frais de personnel). Dans la banque française, les frais de personnels représentent plus de 50% des charges.
Le résultat d’exploitation (RE) tient compte des dotations aux amortissements ainsi que les dotations aux provisions (risques). Dans ce résultat on fait rentrer des choses un peu plus abstraites c’est pour ça que ce résultat n’est plus brut.
Le résultat net (RN) : impôts et charges exceptionnelles.
Les deux soldes couramment utilisés sont le PNB et le RN (profit final de la banque).

  1. mesure de la rentabilité

Quand les banques se comparent en terme de concurrence pour savoir qui est la moins rentable ou la plus rentable, elles ont plus souvent l’habitude de faire connaître leur PNB (+ le PNB est gros + la banque est puissante, + elle est rentable). Mais c’est assez grossier comme façon de voir les choses car en dessous du PNB il y a tout un tas de choses. Sensible à l’effet de taille; le résultat net d’une grosse banque sera plus important que celui d’une banque et ce n’est pas pour autant que la grosse banque sera mieux gérée. On a donc recours à des ratios. De ces ratios, on en retiendra 3 :
le coefficient net d’exploitation. On va regarder => les frais de structure/PNB. Les frais de structure sont les charges générales d’exploitation auxquelles on rajoute la dotation aux amortissements. Plus le coefficient d’exploitation net est faible plus on a une bonne rentabilité.

  • le coefficient de rendemen (ROA=> return on assets). Il se définit par => résultat net / total de l’actif. Quel est le profit qui est généré par un euro utilisé par la banque. C’est une sorte de rendement moyen des actifs mobilisés par la banque.
  • le coefficient de rentabilité (ROE => return on equity). Il s’écrit => résultat net / capitaux prop C’est le rendement sur l’action. Si je deviens actionnaire de cette banque, si je place un euro, qu’est-ce que cela va générer comme profit final ? (question de la bonne rentabilité).

On prend un petit nombre de charge dans le premier solde et on va petit à petit cumuler les charges successives. Du PNB on va en déduire les autres charges.
Diagramme en bâton des soldes décroissants, PNB, RBE, RE, RN.
Les banques depuis le milieu des années 90 sont de plus en plus soumises à la concurrence entre établissements, mais aussi concurrence avec les marchés. Elles sont également aujourd’hui quasiment toutes privatisées et donc ce sont des banques qui ont des actionnaires qui souhaitent être rétribués et des actionnaires (ce qui n’en pas le cas dans les années 80) qui sont attentifs aux performances des banques. La banque est dans un contexte concurrentiel et elle est obligée de jouer la carte de la rentabilité. Pour améliorer sa rentabilité, la banque va de façon très logique, essayer d’élargir sa clientèle (conquête de nouveaux clients). Elle va recherche à vendre, fournir un nombre plus important de services à ses clients. Elle va de plus en plus fournir des services d’assurance, des services de tourisme, des services à la personne … elle peut faire des économies sur ses charges et la réduction sur les charges va essentiellement consister en la réduction sur les charges de personnel. Dans l’optique général de la banque les efforts sur le personnel, c’est mieux utiliser le personnel que l’on a, mieux le former. Bien entendu, cette limitation des charges va de paire avec un meilleur contrôle de la progression des rémunérations à tous les niveaux. Elle a aussi la possibilité de réaliser des économies d’échelle. Cela consiste à augmenter la taille de la banque et la taille de la production d’une façon générale, de telle sorte que le coût unitaire baisse. Elle va essentiellement faire ces économies d’échelle à travers les fusions d’acquisition. On a vu des banques en racheter d’autres.
Conclusion : globalement le système financier pendant pratiquement les 20 dernières années a évolué de façon considérable. La question qu’il faut se poser est la suivante : comment la banque a -t-elle subit, s’est-elle adaptée à ces transformations ?
Les incidences des transformations du système financier sur la banque :

  • on a vu un phénomène de désintermédiation : une partie importante des financements n’a plus été assuré par la banque mais par les marchés de capitaux. La conséquence immédiate pour la banque est qu’elle a perdu une partie de sa clientèle. Très concrètement, la marge d’intérêt des banques s’est réduite en Pour générer des profits, elle a été chercher des commissions en étendant ses services, des commissions en faisant payer à la clientèle des services qui autrefois étaient gratuits. Puisque les marchés financiers étaient très actifs, d’une part la banque a offert de plus en plus de services financiers à ses clients. Ex : la gestion de portefeuille, la gestion de patrimoine, la négociation d’opération … Et la banque s’est portée pour son propre compte sur les marchés financiers. Elle a essayé de réaliser sur ces marchés financiers des gains grâce à une expertise plus forte que celle des autres opérateurs.
  • parce que la banque perdait de la clientèle elle a donc vu ses ressources ralentir voire diminuer. Sa ressource habituelle (dépôt) se réduisait de plus en La réaction de la banque a été de chercher des ressources sur les marchés de capitaux en émettant des titres de fonds propres (les actions), des titres de dettes à long terme (les obligations) qui lui assuraient des ressources stables, et des certificats de dépôt. Précisément ce mouvement d’aller chercher des fonds a eu pour nom le phénomène de réintermédiation.
  • la banque a été soumise de plus en plus au ROA et ROE. L’attitude de la banque a été de dire que plutôt de faire des financements, elle va faire de la gestion d’actifs au sens de gestion de l’Actif du (choir les titres à financer, revendre les titres pas très rentables …) gestion d’actif sous entend la sélection des financements accordés dans le but d’avoir une gestion solide. Les créances qui sont nées au moment de l’octroi de crédit, ces créances très souvent venaient alourdir l’actif du bilan  de la banque (phénomène de portage des créances). Ces créances étaient lourdes à porter parce qu’elles donnaient lieu à des provisions aux risques. Les banques se sont lancé dans un mouvement de titrisation. La titrisation est née dans les années 90. De simples créances nées de l’octroi de crédit, vont être transformées en titres et donc vont être cédées à d’autres agents (les FCC= fonds communs de créance) et donc à travers ces autres agents, ces créances ont été mises sur les marchés de capitaux. Quand on titre une créance on lui donne la possibilité de circuler. La banque a développé de façon considérable toutes les activités hors bilan. Autant en matière de financement, qu’en matière de marchés dérivés.
  • les marchés de capitaux ont pris de pus en plus d’importance, ils sont devenus les concurrents de la banque en matière de financement. La banque a dû s’aligner sur la concurrence des marchés. Du coté des financements accordés par la banque, elle a dû pratiquer des taux d’intérêt proches de ceux des marchés de capitaux. Les intérêt perçu par la banque ont baissé de niveau. Du coté des ressources de la banque la concurrence a produit le même phénomène les fonds collectés par la banque ont dû être rémunérés à des taux plus élevés, pour attirer les capitaux. Le coût des ressources bancaires a augmenté. C’est-ce qu’on a appelé le double effet de ciseau (effet de volume et effet de prix): la marge d’intérêt a diminué parce qu’il y a eu une perte de clientèle mais aussi parce que l’écart entre intérêt reçu et perçu a diminué.
  • les grosses entreprises, les gros Ces transformations ont entraîné … les banques s’est de plus en plus orienté vers une clientèle de particuliers et vers la clientèle de petites entreprises (PME/PMI) et de tout ce qui est fonction libérale, cette clientèle que la banque appelle clientèle professionnelle.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*