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le modele de plein emploi : le modèle classique

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le modèle de plein emploi : le modèle classique
Chapitre 8 : le modele de plein emploi : le modèle classique
L’objet de ce chapitre est de montrer que, selon l’approche classique, le marché est le meilleur régulateur de l’économie, et de ce fait, l’intervention de l’Etat, à travers ses politiques économiques, est totalement inefficace.
SECTION  : LE MODÈLE DE PLEIN EMPLOI

  1. LES HYPOTHESES ET LEURS IMPLICATIONS

H1 : L’économie est en concurrence parfaite et l’information est parfaite.
H2 : Les agents sont rationnels et adoptent un comportement de maximisation de la fonction objectif sous contrainte. Les ménages salariés maximisent leur utilité sous contrainte budgétaire, et les entreprises maximisent leur profit sous la contrainte technique de la fonction de production.
H3 : Tous les prix (P, r et wr) sont parfaitement flexibles à la hausse comme à la baisse, et l’ajustement vers l’équilibre se fait par les prix et non par les quantités.
H4 : Tous les marchés sont en équilibre stable H5 : Toute offre crée sa propre demande14.
H6 : le temps de production est la courte période, c’est-à-dire que le stock de capital est constant.
La cinquième hypothèse signifie qu’il n’ya pas de contrainte de demande, c’est-à-dire que les entreprises sont assurées de pouvoir vendre toutes les quantités qu’elles décident de produire. Le volume de production d’équilibre est donc déterminé par les  conditions  de  l’offre.  Et comme l’objectif des entreprises est la maximisation du profit, le volume de production d’équilibre sera donc celui qui maximise le profit des entreprises. Or, étant donné les hypothèses 2 et 6, ce profit sera maximum lorsque la productivité marginale du travail est égale au taux de salaire réel. Et comme ce dernier se détermine sur le marché du travail, alors le point de départ obligé du modèle classique sera l’équilibre sur le marché du travail. Ceci va avoir deux implications importantes :

  • Comme l’équilibre sur le marché de travail est un équilibre de plein emploi, le niveau de production d’équilibre qui en résulte sera aussi un volume de production de plein emploi.
  • Comme l’équilibre sur le marché de travail est un équilibre réel, le niveau de production d’équilibre résulte donc de considérations réelle C’est pourquoi, le modèle classique est un modèle dichotomique, dans le sens où il est composé de deux sphères autonomes. En particulier, la sphère monétaire n’a aucune influence sur la sphère réelle.

A)  L’EQUILIBRE  MACROECONOMIQUE

  1. La sphère réelle

Le modèle :
Nous supposons une économie concurrentielle décrite par le modèle suivant :
•      Y = f(K , L) = A Kα Lβ
En courte période : K = K0 ⇔  Y = f(L) = A K0α Lβ d Lo

  • Lo = f (wr) avec d w r 〉 0 avec Lomax = L
  • I = I0 – b r (I0 : l’investissement autonome et b : la sensibilité de l’investissement par rapport au taux d’intérêt)
  • G = G0 (G : les dépenses publiques sont exogènes et égales à G0)
  • T = T0 + t Y (T0 : impôts autonomes et t : taux d’imposition fiscale)
  • C = C0 + c Yd – b r (b : sensibilité de la consommation par rapport au taux d’intérêt)
  • X = X0 (X : les exportations sont exogènes et égales à X0)
  • Mp = Mp0  + m Y (Mp : les importations, Mp0 : les importations autonomes et m : la propension marginale à importer)
  • Les amortissements et les transferts extérieurs nets sont nuls.

Ainsi, l’équilibre sur le marché des biens et services permet de déterminer le taux d’intérêt réel d’équilibre, ce qui nous permet de déterminer toutes les variables de la sphère réelle : (T*, Yd*, C*, I*et Mp*).
Remarquons toutefois que le taux d’intérêt réel d’équilibre se détermine simultanément sur le marché des biens et services et sur le marché financier. En effet, l’équilibre sur le marché des biens et services ne se réalise que si l’équilibre sur le marché financier est réalisé. En effet :
Y = C + I + G + X – Mp ⇔ Yd + T = C + I + G + X – Mp
Et comme Yd = C + S C + S + T = C + I + G + X – Mp
SECTION II : LE DEPLACEMENT DE L’EQUILIBRE

  1. LE DEPLACEMENT DE L’EQUILIBRE SUR LE MARCHE DU TRAVAIL

L’équilibre sur le marché du travail se déplace suite au déplacement de la courbe d’offre et/ou la courbe de demande de travail.
a)  Déplacement de la courbe d’offre de travail :
L’augmentation de la population active ou de l’utilité marginale du travail déplace la courbe d’offre de travail vers la droite, et se traduit par une baisse du taux de salaire réel d’équilibre et une augmentation du niveau de l’emploi d’équilibre, ce qui implique une augmentation du niveau de production. L’augmentation du niveau de production engendre une augmentation de l’épargne des ménages, de l’épargne publique et de l’épargne extérieure (donc de l’épargne globale). Face à un investissement constant, l’excès d’offre de fonds prêtables crée un déséquilibre sur le marché financier qui ne sera résorbé que par une baisse du taux d’intérêt réel. Le graphique suivant traduit le déplacement de l’équilibre dur le marché financier.
L’augmentation du niveau de production et la baisse du taux d’intérêt impliqueront une augmentation de la consommation des ménages, de l’investissement et des importations. Les dépenses publiques et les exportations sont exogènes et resteront donc constants.
Par ailleurs, au niveau de la sphère monétaire, l’augmentation du niveau de production se traduit par une augmentation de la demande de monnaie qui implique une augmentation de la valeur réelle de la monnaie et donc par une baisse du NGP.
La  baisse  du  NGP,  combinée  avec  la  baisse  du  taux  de  salaire  réel,  aura  une  incidence négative sur le taux de salaire nominal.
b)  Déplacement de la courbe de demande de travail :
L’augmentation du stock de capital et/ou l’amélioration du progrès  technique  déplace  la courbe de demande de travail vers la droite, et se traduit par une augmentation du taux de salaire réel d’équilibre et une augmentation du niveau de l’emploi d’équilibre, ce qui implique une augmentation du niveau de production. Dans ce cas, le niveau de production augmente pour deux raisons : l’augmentation du niveau de l’emploi, et l’augmentation de la productivité marginale du travail.
L’augmentation du niveau de production implique une augmentation de l’épargne des ménages, de l’épargne publique et de l’épargne extérieure, autrement dit une augmentation de l’épargne globale. Face à un investissement constant, l’excès d’offre de fonds prêtables crée un  déséquilibre  sur  le  marché  financier  qui  ne  sera  résorbé  que  par  une  baisse  du  taux d’intérêt réel.
L’augmentation du niveau de production et la baisse du taux d’intérêt impliquent une augmentation de la consommation des ménages, de l’investissement et des importations. Les dépenses publiques et les exportations sont exogènes et resteront donc constants.
Par ailleurs, au niveau de la sphère monétaire, l’augmentation du niveau de production se traduit par une augmentation de la demande de monnaie qui implique une augmentation de la valeur réelle de la monnaie et donc par une baisse du NGP.
L’incidence sur le taux de salaire nominal est indéterminée du fait qu’il subit un double effet.
Un effet négatif résultant de la baisse du NGP, et un effet positif lié à l’augmentation du taux de salaire réel.
ΔK > 0 ou ΔA > 0 ⇒ ΔLd > 0
ΔLd > 0 ⇒ Δwr > 0 et ΔL* > 0 ⇒ ΔY > 0 ⇒  Δr < 0
ΔY > 0 et Δr < 0 ⇒ ΔC > 0 ,
ΔI > 0 et ΔMp > 0
ΔY > 0 ⇒ ΔP < 0
A)  LES POLITIQUES ECONOMIQUES
Les politiques économiques sont des modes d’interventions de l’Etat dans l’économie. Dans le cadre de ce cours, trois politiques économiques seront étudiées :

  • la politique budgétaire qui se traduit par une variation des dépenses publiques (ΔG),
  • la politique fiscale qui se traduit par une variation de impôts (ΔT) et
  • la politique monétaire qui se traduit par une variation de l’offre de monnaie (ΔMo).

 

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