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le MODELE DE SOUS-EMPLOI LE MODELE KEYNESIEN

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un modèle de sous-emploi le modèle keynésien

CHAPITRE VII  : UN MODELE DE SOUS-EMPLOI LE MODELE KEYNESIEN
L’objet de ce chapitre est de présenter l’approche keynésienne qui considère  le  marché comme un régulateur imparfait de l’économie et que les imperfections du marché peuvent, toutefois, être corrigées par l’intervention de l’Etat, qui peut, à travers ses politiques économiques, résorber le chômage ou stimuler l’investissement.
SECTION I : L’ÉQUILIBRE MACROÉCONOMIQUE

  1. INTRODUCTION

L’analyse keynésienne est en rupture avec l’analyse classique sur plusieurs points :

  • Contrairement aux classiques, Keynes soutient que l’économie n’est pas concurrentielle. Au contraire, elle est dominée par les monopoles et les oligopol
  • Il soutient que l’information n’est pas parfaite. L’état de l’économie dépend donc largement de la vision des agents concernant le futur. La production, l’investissement et la demande de monnaie dépendent des anticipa
  • Keynes conteste la loi de Say dont les limites ont été confirmées par la crise de 1929.Il soutient l’idée selon laquelle les entreprises produisent les quantités qui leurs sont demandées. Le niveau de production est déterminé par la demande globale anticipée par les entreprises, laquelle demande peut être insuffisante pour assurer le  plein emploi. C’est pourquoi, le niveau de production d’équilibre peut être un niveau de production de sous emploi.
  • Les mécanismes de régulation par le marché peuvent donc être relayés par l’Etat qui intervient pour corriger les insuffisances du marché.
  • Le NGP  et  le  taux  de  salaire  sont  rigides.  Le  taux  d’inflation  anticipé  est  nul. L’ajustement vers l’équilibre se fait donc par les quantités et non par les prix.
  • L’analyse keynésienne n’est pas dichotomique. Les deux sphères (réelle et monétaire) vont communiquer par l’intermédiaire du taux d’intérê En effet, ce dernier qui est déterminé sur le marché monétaire (sphère monétaire), est lui-même déterminant de l’investissement (sphère réelle).

B)  LE MODELE KEYNESIEN SIMPLIFIE : LA NOTION DU MULTIPLICATEUR
Ce modèle simplifié a pour  objet d’expliquer la relation entre la demande effective  et le niveau de production. Pour ce faire, il est nécessaire d’éliminer l’effet du taux d’intérêt en isolant la sphère réelle de la sphère monétaire. Cette séparation suppose que la sphère réelle ne dépend pas du taux d’intérêt, c’est-à-dire que l’investissement est autonome.
Pour mieux explique la notion du multiplicateur, nous procédons par étapes, en travaillant dans un premier temps sur une économie à deux agents (fermée et sans état), puis sur une économie à quatre agents.
a)  Un modèle keynésien simplifié pour une économie à deux agents
Supposons une économie à deux agents en situation de sous emploi décrite par le modèle suivant :

  • C = C0 + c Y18
  •  I = I0
  • Les Amortissements sont nuls et le NGP est constant et égal à le niveau de production d’équilibre n’est pas déterminé à partir de l’équilibre sur le marché du travail comme c’est le cas d’une économie de plein emploi. Il est déterminé à partir de la demande effective, c’est-à-dire : Y = C + I = C0 + c Y + I0    (C0 + I0 = A0 : les dépenses autonomes)

b)  Un modèle keynésien simplifié pour une économie à quatre agents
Supposons une économie à quatre agents en situation de sous emploi décrite par le modèle suivant :

  • C = C0 + c Yd
  • T = T0 + t Y
  • G = G0
  • I = I0
  • X = X0
  • Mp = Mp 0 + m Y 
  • Les Amortissements et les transferts extérieurs nets sont nuls et le NGP est égal à l’unité.

La détermination du niveau de production d’équilibre procède de la même logique que dans l’économie à deux agents, à la différence que les valeurs des dépenses autonomes et du multiplicateur sont différentes.  En effet, l’équilibre macroéconomique est tel que :
Y = C + I + G + X – Mp
Mais l’importation n’est pas la seule fuite, les impôts endogènes et l’épargne le sont aussi. L’importance des fuites est traduite dans la pente de la droite de demande globale (Yd).   Yd = A0 + (c – ct – m) Y = A0 + (1 – s – ct – m) Y
Plus la valeur des paramètres de fuite (s, t et m) est élevée, plus la pente de la droite de demande globale est faible et plus l’effet multiplicateur est faible.
B)  LE MODELE KEYNESIEN COMPLET : LE MODELE IS-LM
Dans ce modèle, nous réintroduisons le taux d’intérêt dans la sphère réelle en rétablissant la relation entre l’investissement et le taux d’intérêt. Ceci aura comme  conséquence l’instauration d’une relation d’interdépendance entre la sphère réelle et la sphère monétaire.
a)  Le modèle
Soit une économie de sous emploi décrite par le modèle suivant :

  • C = C0 + c Yd
  • T = T0 + t Y
  • G = G0
  • I = I0 + i Y – b r  (avec i : la sensibilité de l’investissement au niveau de production)
  • X = X0
  • Mp = Mp 0 + m Y

b) L’équilibre sur le marché des biens et services : la relation IS
La  relation  IS  est  établie  à  partir  de  l’équilibre  sur  le  marché  des  biens  et  services  qui correspond à l’équilibre sur le marché financier. Cet équilibre est tel que :
Y = C + I + G + X – Mp
= C0 + c Y – c T0 – ct Y + G0 + I0 + i Y – b r  + X0 – Mp 0 – m Y
c) L’équilibre sur le marché de la monnaie : la relation LM
La relation LM est établie à partir de l’équilibre sur le marché de la monnaie. Cet équilibre est tel que :  Mo = Md
d)  L’équilibre global
L’équilibre global est tel que : YIS = YLM
 

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